Shame de Steve McQueen

shame-affiche

Shame c’est l’histoire, assez simple, d’un addict au sexe passée à la moulinette de Steve McQueen connu pour son goût du beau et du bizarre. Porté au nu par la critique, récompensé à Venise dans la catégorie meilleur acteur (rien que cela), le film suscite depuis plusieurs mois la curiosité de nombreux cinéphiles pressés de voir cet objet cinéma visiblement d’une intensité rare. Ils ne seront pas déçus.

Shame est un film intense qui fait plus appel au ressenti qu’à la compréhension. Construit pour mettre le spectateur dans une situation inconfortable avec ses scènes qui ne s’arrêtent pas et l’histoire de cette homme qui n’en fini pas de sombrer. Steve McQueen sculpte, peaufine, appuie son film comme un sculpteur de la terre glaise. Sous sa caméra ses acteurs sont à la merci et au service de ses obsessions. Leur abandon est absolu.

Et pourtant je ne peux m’empêcher de ne pas totalement m’extasier devant cet object cinématographique non identifié. Certes c’est beau. Bien entendu l’interprétation est exceptionnel. Mais cela ne me suffit pas pour totalement sombrer corps et âme dans cette histoire. J’aurai aimer comprendre un peu plus la nature même de Brandon, qu’on me donne quelques clés supplémentaires sur cette souffrance qu’il se sent obligé d’évacuer en consommant le sexe (masturbation, partouze, acte) comme on mange du mcdo.
Reste bien entendu que le film est fort, beau et éprouvant. Les acteurs sont exceptionnels, des modèles d’abandon. Michael Fassbender en tête qui confirme qu’il est un très grand mais aussi Carey Mulligan qui en quelques films est devenue incontournable.
Un film qui ne vous laissera pas indifférent même si l’indifférence peut parfois vous guetter…

You can leave a response, or trackback from your own site.

Leave a Reply

Powered by WordPress | Designed by: video games | Thanks to Wachdienst, Trucks and SUV