La promotion du film nous a martelé le retour aux affaires du génie de La Haine après son égarement Américain. Kasso porte ce film depuis près de 10 ans. Personne n’en a voulu, trop politique, trop sulfureux…
L’ex-enfant prodigue du cinéma s’est attelé à une page de notre histoire moderne : la prise d’assaut de la grotte d’Ouvéa en avril 1988 par les militaires Français qui s’est soldé par la libération des gendarmes pris en otage mais surtout par la mort de nombreux indépendantistes sans que l’on sache vraiment ce qu’il s’est réellement passé.
Grâce à ce film c’est vrai que l’on retrouve le Kassovitz qui nous fascine : obsédé par son sujet, jusqu’au boutiste, en lutte contre l’avis général et surtout en colère. En colère contre notre système, une sorte de JoeyStarr aux allures de gendre idéal. Il adopte le point de vu du capitaine du GIGN, Philippe Legorjus chargé de négocier avec les indépendantistes leur rédition pour éviter un bain de sang visiblement programmé par la République Française. Tout au moins tel est la thèse que défend le réalisateur.
Car amis spectateurs vous n’aurez pas vraiment le contre point de cette thèse, c’est d’ailleurs un peu gênant cette façon qu’à le film de nous prendre en otage. Sommé de rallier cette version des faits. Pourquoi ne pas avoir essayer d’apporter un peu de contradiction ? Parce qu’il n’y a qu’une seule vérité pour Mathieu Kassovitz et c’est la sienne. Un brin radical mais passons…
Le vrai problème de ce film de guerre est à mon sens le jeu des acteurs absolument insupportable. Tout le monde joue faux et c’est un sacré handicap. Les textes sont récités sans véritable jeu et plusieurs fois je me suis demandé ce qui avait bien pu se passer pour qu’on assiste à un ratage pareil !
Alors bien entendu il y a des jolies scènes et on sent bien que Mathieu Kassovitz a encore des choses à dire mais il faudrait à l’avenir soigner son casting ! La fin est également absolument incompréhensible, pourquoi ce capitaine si engagé quitte la scène de l’assaut laissant tout bonnement tomber ses hommes…
Bref trop de défaut pour que j’ai pu apprécier qui n’a jamais su se hisser au niveau de son ambition et c’est bien dommage.
Ma note : 10/20



November 22nd, 2011
rico
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